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A la construction, cet édifice a pu bénéficier, pour des raisons de financement du statut de Maison de la Culture.
Le concept des Maisons de la Culture est issu du mouvement historique de l’éducation populaire lié au développement du temps libre et à la décentralisation culturelle voulue par André Malraux (ministre d’Etat chargé des affaires culturelles de 1959 à 1969).
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©FLC
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Achevée en 1965, peu après la mort de Le Corbusier qui en avait visité le chantier en phase de gros œuvre achevé, la Maison de la Culture est la seule œuvre de l’architecte, à Firminy, qui ne soit pas une réalisation posthume.
L’implantation du bâtiment, au droit d’une falaise, contribue à la majesté de l’édifice. Cette falaise artificielle est l’ancien front de taille de la carrière des “Razes” d’où était extraite la pierre pour les constructions du centre ville de Firminy.
Pièce maîtresse du site, elle est caractérisée par sa toiture incurvée (structure tendue). Sa façade inclinée en porte à faux domine le complexe sportif et fait face aux gradins du stade.
Conçue au départ comme une seule entité, la Maison de la Culture et de la Jeunesse et les gradins du stade ne forment, sur les premières esquisses, qu’un seul bâtiment. Les gradins sont intégrés au porte à faux qui sera repris seul pour la Maison de la Culture.
Les deux entités ont été séparées en partie pour des raisons budgétaires. Il était en effet plus simple de faire appel aux deux ministères concernés, individuellement, plutôt que de les associer dans un programme commun.
Elle constitue aujourd’hui le départ des visites guidées du patrimoine et un espace de déroulement d’une partie des activités de la saison culturelle de Firminy.
Les " Maisons de la Culture " devaient "rendre accessibles les œuvres capitales de l’humanité et de la France au plus grand nombre de français". Elles ont été conçues comme des lieux de rencontre entre le public et les créateurs, entre tous ceux qui contribuent au développement d’une culture vivante.
Le mode de financement à parité (état 50%, collectivités locales 50%) a permis le fonctionnement de la Maison de la Culture et de la jeunesse en 1966.
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